Parce que j'ai encore besoin, je crois, d'être lue et comprise, dans ces mois sombres de ma vie. Et là, ce qui lisent sont en train de se dire "c'est reparti avec les plaintes". Bof. Je sais pas, parce que je ne peux pas vous apporter es preuves que ma vie est un cauchemar sans fin, j'ai encore trop d'orgueil et d'honneur. Un jour peut-être. Ou pas. Il y a des choses qui ne se disent jamais, et même si je dois porter toute ma vie les poids pesants sur mon existence, je le ferais.
Je suis une de ces personnes nées par hasard. Une des personnes sur qui tout lui tombe sur la tronche depuis environ 5 ans, et en particulier ces 6 derniers mois. Une de ceux qui doivent se taire, par orgueil, qui doivent, pour former un tout, accepter les pièces infâmes du puzzle de leur être.
Arrivés à l'aube de l'âge adulte, on se passerait bien d'apprendre certaines choses, de vivre certaines choses, et d'en subir au quotidien les conséquences. Mais c'est ainsi.
Je suis une de ces personnes qui est fade, transparente, introvertie et secrète. Une de ces personnes qui fait partie du décor, qui n'est pas mieux qu'une autre, pas pire non plus... Mais qui ne se sent à se place nul part, qui ne se trouve aucune qualité. Je n'ai pas ce "petit truc" qui fait de moi une personne "exceptionnelle", "unique". Je me trompe peut-être. Mais toute ma vie j'ai ressenti cela. Depuis l'école. J'étais le petit mouton qui suivait la troupe de copines. J'ai tenté de m'affirmer, ça ne m'a pas servi à grand chose. Alors, je m'écrase.
J'aurais bien ce truc unique, ce mérite de vivre avec les paramètres de vie que je subis (mais je n'en dirait toujours pas plus).
Alors voilà. Evoluer sans famille. Vivre sans envies. Sans projet professionnel. Echouer à la fac, ne plus aller en cours car c'est long et inintéressant. Je me moque de tout, m'ennuie de tout, me languis. J'ai un homme merveilleux, attentionné, patient, aimant. Mais... Il faut croire que cela ne suffit pas à mon équilibre. Quant les fondations d'une maison s'écroule, il faut tout rebatir sur de nouvelles bases, solides. Ma vie, depuis ces derniers mois, ressemble à cela. Il va falloir rebatir, et cela est parfois long.
Pas de repères. Pas de famille. Quelques amis restant fidèles. Quelques potes pour qui je fais partie du décor. Quelques profs pour qui je suis une glandeuse. Quelques médecins ne pouvant rien faire pour moi.
J'ai écris. Je ne me relirai pas. Excusez fautes d'orthographes, de syntaxe, d'expression, etc. ...
Même écrire et dessiner, je ne sais plus faire. C'était les deux seules choses dont j'étais à peu près fière.